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  • Manon Vixège

Les légumineuses ...

Aujourd’hui nous sommes plus soucieux de l’environnement et de l’impact possible sur notre santé. Nous recherchons différents moyens de répondre à ces problématiques environnementales, notamment par l’alimentation.

L’alimentation représente entre 20 et 50 % de l’empreinte environnementale des Français, selon l'ADEME*, celle-ci peut être influencer par notre mode d’alimentation.

En France la consommation de viande pèse sur le bilan carbone, en effet sa consommation en grande quantité a un impact environnemental, la production d'1 kg de viande peut émettre de 5 à 10 fois plus de gaz à effet de serre que celle d’1 kg de céréales. Une des solutions pour diminuer l'impact environnemental des français serait de privilégier les « protéines végétales » et notamment les légumineuses, qui vont nous intéresser ici.

« Les protéines végétales » est un thème faisant partie des 8 ambitions définies par la commission Innovation 2030 pour la France.


D’après le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), les français consomme quatre fois moins de légumineuses que la moyenne mondiale et deux fois moins que la moyenne européenne.

Et pourtant elles peuvent être extrêmement intéressante d’un point de vue environnemental comme nutritionnel.

Côté environnement elles ont la capacité naturelle de fixer l’azote et ainsi de réduire l’usage d’engrais azotés, d’améliorer la qualité du sol ainsi que sa biodiversité, c’est aussi une bonne alternative pour l’alimentation animale (éviter l’importation de soja par exemple). Côté nutritionnel, elles sont riches en protéines (à associer avec les céréales pour un apport complet en acides aminés essentiels), riches en fibres elles permettent un meilleur transit intestinal mais également riche en vitamines B et divers minéraux (calcium, sélénium, fer …). Elles se conservent bien, ce qui est un atout en hiver lorsque les légumes frais sont peu nombreux.


Il est à noter que la consommation de viande en France est en baisse régulière depuis une dizaine d'années, la viande de porc et la volaille étant les plus consommées à l’heure actuelle, et bonne nouvelle, les moins polluantes.

Malheureusement ce phénomène s'inscrit également dans une diminution régulière de la consommation des produits frais au profit de produits très transformés (production avec une empreinte carbone importante) et non au profit d’une alimentation tournée vers le végétal ou la viande de qualité.


La consommation de légumineuses est recommandée par l’ANSES*, en effet elle améliore notre état de santé et celui des écosystèmes.

Il n’est pas ici question d’inciter à un régime végétarien mais plutôt une prise de conscience sur sa consommation en viande et son alternative : les légumineuses.

Les produits transformés sont également à limiter.


Les légumineuses que l’on trouve facilement : - les haricots (lingots, flageolets, cocos, haricots rouges)

- les lentilles (lentilles vertes, lentilles blondes, lentilles rosées) - les fèves

- les pois secs ou appelés aussi pois cassés

- les pois chiches


* Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME)

* Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES)